
Le Patient Zéro — T1 : Choléra
Quarante-sept nucléotides. Cent quatre-vingts ans. Un seul auteur.
1854 / 2024. Le Dr Marcus Favre, épidémiologiste à l'OMS, découvre dans le génome du choléra de Broad Street une séquence génétique artificielle — identique à celle trouvée dans la grippe espagnole, la polio, le VIH, le SARS, le COVID. Une signature. Quelqu'un fabrique les pandémies depuis l'ère victorienne.
Quatrième de couverture
Londres, 1854. John Snow cartographie les morts du choléra. Il trouve la pompe à eau. Il ne trouve pas la signature.
Genève, 2024. Marcus Favre cartographie les génomes. Il trouve la pompe à eau. Il trouve aussi ce que Snow n'avait pas les outils pour voir : quarante-sept nucléotides artificiels, cachés dans le génome du pathogène comme un tampon dans la cire.
La même signature. Dans le choléra de 1854. Dans la grippe de 1918. Dans le VIH. Dans le COVID.
*Quelqu'un fabrique les pandémies depuis cent quatre-vingts ans. Et Marcus Favre vient de le découvrir.*
Extrait
La séquence apparut à 23h47, un vendredi soir de novembre.
Marcus Favre fixait l'écran depuis quatre heures. Il avait bu trois cafés, mangé un sandwich qu'il ne se rappelait pas avoir commandé, et oublié une réunion à 18h00 dont il s'était souvenu trop tard pour s'en excuser.
Il compara les deux séquences une troisième fois. Une quatrième. Les quarante-sept nucléotides étaient identiques — pas similaires, pas proches. Identiques.
Ce n'était pas possible. Il vérifia le logiciel. Vérifia les données sources. Vérifia ses propres yeux.
C'était toujours là.